Réunion du samedi 23 novembre 2019

Séance de communications du 23 novembre 2019
Ecole nationale vétérinaire d’Alfort
Amphithéâtre d’anatomie

Matinée, de 10 à 12 heures :

Mot d’accueil du Président;

Communications :

  • L’étrange histoire des jumerres et des jumarts, par Daniel MESLÉ :

Comment un présumé hybride d’équidé et de bovidé, autrefois présent dans les Alpes franco-italiennes, a suscité interrogation puis controverse dans le monde scientifique des XVIII e et XIX e siècles, et même encore de nos jours.

  • Repenser le décret du 29 germinal an III créant les Écoles d’économie rurale vétérinaire, par Malik MELLAH (Agrégé-docteur en Histoire. Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine) :

Parce qu’il est associé aux difficultés financières et aux tourments politiques, parce certaines de ses prescriptions restèrent lettres mortes, parce que l’Empire proposa dès 1813 une nouvelle organisation, le décret du 29 germinal an III (18 avril 1795) organisant des Écoles d’économie rurale vétérinaire est communément associé à des hésitations législatives voire à une impasse politique. Il doit pourtant être replacé dans le cadre
d’une pensée républicaine de transformation scientifique et économique.

Interruption 11h 30 – 11 h

  • Les animaux peuvent être frappés d’aliénation mentale ? Le cas du cheval de Soclès (Elien, Personnalité des animaux, VI, 44), par Jean-François LHERMITTE (Agrégé-docteur en Lettres classiques) :

Les Anciens s’opposent sur la question de savoir si les animaux autres que l’homme peuvent être frappés d’aliénation mentale (anoia, amentia). Les stoïciens sont convaincus que ceux-ci sont dépourvus d’esprit (nous, spiritus) et de pensée (noêsis, intellectus) : ils ne sauraient donc les perdre. Les partisans de l’intelligence animale ont un autre point de vue, qu’illustre l’anecdote du cheval de Soclès tombé amoureux de son maître.

Repas au Petit-Caporal 12 h – 14 h

Reprise de la séance à 14h30

  • Les rôles du vétérinaire militaire de l’Armée du Levant dans les théâtres d’opérations extérieures, de 1935 à 1942, par Auriane SCHMITT (ENV Alfort) :

Le Docteur André Mourot (1908-1998) a légué au Château-Musée de Saumur l’ensemble du matériel et des notes qu’il avait conservé. Militaire (1932 Alfort), il servit en tant que vétérinaire capitaine chef de Service du Théâtre d’Opérations Extérieures Nord-Syrie de 1935 à 1942. Là, il dut assurer les soins des chevaux, la gestion zootechnique des animaux de rente, l’inspection des viandes ainsi que la gestion et la formation du personnel, notamment celle des maréchaux-ferrants. À partir de ses écrits, nous avons tenté de décrire les dominantes pathologiques et les traitements associés.

  • Penser le pied et la ferrure dans l’art équestre des temps modernes (XVI e -XVIII e siècles), par Anne-Sophie RIETH (Secrétaire scientifique TPTi, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) :

À partir de l’études des traités de réduction en art français de l’époque moderne, il s’agira d’interroger à travers le filtre de l’histoire des techniques la pensée technique qui sous-tend la construction d’une nouvelle discipline, l’art équestre, en y intégrant le complexe technique associé, dont fait partie le pied et la ferrure. On questionnera le fer à cheval et ses acteurs, la place qu’ils détiennent dans la carte mentale des auteurs des traités à partir de la façon dont ils sont mis en récit.

  • L’image du cheval assyrien : une étude iconographique à la lumière des outils vétérinaires, par Margaux SPRUYT (doctorante en Histoire de l’art et Archéologie du Proche-Orient ancien, Sorbonne Université – Faculté des Lettres / MNHN Paris) :

Les reliefs assyriens (IX e -VII e s. av. J.-C.) présentent de nombreuses représentations de chevaux. Ces animaux, indispensables pour l’empire, prennent part aux diverses actions cynégétiques et militaires. Représentés aux côtés des soldats, ils subissent parfois les affres de la bataille au même titre que leurs cavaliers. Leurs expressions semblent alors traduire tant la douleur que l’effroi. Aussi, nous proposons aujourd’hui d’utiliser les outils vétérinaires d’appréciations des expressions et des émotions des équidés afin d’interroger les images assyriennes. Les figurations des chevaux sont-elles empreintes de réalisme naturaliste ? Celui-ci peut-il servir un discours visuel particulier ?

Interruption 15 h 30 – 16 h

  • Une famille de vétérinaires nivernais : les frères DELAFOND et les MARLOT père et fils, par Roland BIGUENET :
    Ce travail retrace la vie et la carrière de quatre vétérinaires, issus d’une modeste famille de la Nièvre, qui, entre 1823 et 1926, mirent tous leurs talents et toute leur énergie au service de la médecine vétérinaire ; quatre hommes de caractère qui partagèrent la même passion pour la recherche, la même rigueur scientifique, lemême goût pour le partage du savoir et la même la fidélité à leur terroir.

Clôture de la journée à 18 h.

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Prochaine réunion le samedi 23 novembre 2019

Amphithéâtre, programme et horaires seront précisés dès que possible.
Pour ceux qui le souhaitent, cette séance sera comme à l’habitude précédée d’un repas au restaurant « Le Petit Caporal », tout proche de l’école.

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Séance de communications du samedi 25 mai 2019

Ecole nationale vétérinaire d’Alfort
Amphithéâtre d’Honneur

14h30 : Le chien en Égypte ancienne : approche archéozoologique et apports de la craniologie, par Colline BRASSARD

L’étude des crânes d’une série de chiens momifiés permet d’avoir une idée de leurs morphotypes, de les comparer avec les chiens actuels et anciens et de mieux connaître l’évolution du chien dans l’Égypte ancienne et les relations qu’il a entretenues avec l’Homme.

15h00 : Les vétérinaires morts pour la France 1815-1914, par Emmanuel DUMAS

Si de nombreux vétérinaires sont morts pour la France au cours des deux guerres mondiales, les vétérinaires militaires ont également payé un lourd tribut aux conflits du XIX e siècle et aux conquêtes coloniales.

15h30 :  Présentation du livre « Chevaux et hippiatrie (Al Khail wa Al-Baytara)», par Francis DESBROSSE

Le livre présenté, « Chevaux et hippiatrie » (Al Khail wa Al-Baytara), a été écrit au X e siècle par Abu Abdallah Ibn Akhi Hizam Al-Khuttali et traduit de l’arabe par le professeur Jamal Hossaini-Hilali, professeur de physiologie animale à l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II (Rabat).

Présentations de 20 à 25 minutes + 5 à 10 minutes d’échanges avec les sociétaires

16h00 : Assemblée générale de la SFHMSV
Rapport financier du trésorier
Rapport moral du président.

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Aperçu historique de l’évolution de l’uniforme des vétérinaires militaires (1769-1914). Deuxième partie.

Emmanuel DUMAS*

Olivier CABRE**

*Vétérinaire en chef,
Direction centrale du service de santé des armées – Bureau « activités vétérinaires », 60 Boulevard du général Martial Valin – CS 21 623 – 75509 PARIS Cedex 15
emmanuel.dumas@sfr.fr

** Vétérinaire en chef,
Cellule qualité vétérinaire, Inspection technique des services vétérinaires des armées Ilôt du Val-de-Grâce, 1 place Alphonse Laveran – 75230 Paris Cedex 05
olivier.cabre@yahoo.fr

Cet article présente les évolutions successives de l’uniforme des vétérinaires militaires de leur création en 1769 jusqu’en 1914. Dotés initialement de l’uniforme de leur unité d’affectation porté avec des galons de maréchal des logis, ils se verront attribués en 1812 un uniforme spécifique qui connaîtra de nombreuses modifications tant en qu’en ce qui concerne sa forme et sa couleur que les marques distinctives de leurs grades. L’uniforme des vétérinaires militaires matérialise l’ascension des vétérinaires dans la hiérarchie militaire, du grade de maréchal des logis jusqu’au grade d’officier général atteint en 1913 avec la création
d’un poste de vétérinaire inspecteur. Cette deuxième partie couvre la période allant de 1843 à 1882.

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Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2017, 17 : 187-216

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Le laboratoire militaire de recherche vétérinaire, de sa création en 1919 à l’armistice de 1940

Thierry BORREL*
Emmanuel DUMAS**

*Professeur agrégé de Biochimie Génie-Biologique, docteur en Histoire des Sciences, Université de Lyon, Université Claude Bernard Lyon 1, IUT Campus de la Doua, département Génie Biologique, 72-74 Bd Niels Bohr, et laboratoire S2HEP, La Pagode, 38 Bd Niels Bohr, 69622 Villeurbanne cedex.
thierry.borrel@univ-lyon1.fr

**Vétérinaire en chef, Bureau « Activités vétérinaires », Direction centrale du Service de santé des armées, 60 Bd du général Martial Valin CS 21623 75509 Paris CEDEX 15 .
emmanuel.dumas@sfr.fr

Cet article présente la création, la vie et l’œuvre du Laboratoire militaire de recherches vétérinaires (LMRV), de sa fondation en 1919, jusqu’à la fin de la guerre de 1940. Ce micro-laboratoire tourné principalement vers la recherche et le diagnostic de maladies infectieuses équines, emploie de trois à quatre vétérinaires militaires seulement. Menacé de disparition, contraint de déménager à plusieurs reprises, le ministère de la guerre décide pourtant de pérenniser cet établissement. Nous nous proposons donc de comprendre comment une telle structure, à la dimension et aux effectifs aussi restreints, a réussi à survivre et à prospérer dans l’environnement économique et scientifique difficile de l’entre-deux-
guerres. Dans une première partie nous présenterons les conditions qui ont permis la création, le fonctionnement et donc l’institutionnalisation du LMRV en tant qu’établissement autonome. Le deuxième chapitre, de nature
biographique, s’intéressera aux vétérinaires militaires qui ont contribué à la notoriété de celui-ci. Enfin, la troisième partie sera consacrée à l’œuvre scientifique et technique accomplie par le laboratoire durant plus de
vingt ans.

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Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2017, 17 : 129-185

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Les débuts d’un vétérinaire breton : indigence de l’arsenal thérapeutique en 1923

François VALLAT

Docteur vétérinaire, Docteur en Histoire, 10 rue Jean Pigeon, 94220 Charenton-le-Pont, francoisvallat@hotmail.com

Le dépouillement du carnet de visites de François U GUEN (1894-1990, 1922 Lyon) pour l’année 1923 permet de quantifier et définir l’activité de ce vétérinaire, nouvel installé à Saint-Renan (Finistère). De ce document ressortent la pauvreté des moyens thérapeutiques de l’entre-deux guerres et la prééminence de la pratique équine dans cette région. Est examiné ensuite le bilan comptable de l’année 1933. Il montre l’insuffisance des revenus que corrobore la désaffection dont souffre alors le recrutement des vétérinaires.

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Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2017, 17 : 83-127

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L’affaire Kirmaier, ou le vétérinaire juif et les paysans

Nathalie ROUSSARIE
Docteur en Histoire contemporaine, Paris I
7, allée Bernadotte 92330 Sceaux
nathalie.roussarie@gmail.com

L’histoire d’un vétérinaire juif roumain dénoncé par ses collègues et soutenu par les paysans du canton, les autorités administratives locales et départementales et la Corporation paysanne, permet d’analyser les comportements des différents protagonistes, parfois contradictoires. Elle souligne les ambiguïtés d’une société paysanne aux prises avec une situation qui la bouleverse.

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Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2017, 17 : 71-82

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La rage de monsieur Chéri-Montigny et de son chien

Nicolas BARON
Professeur agrégé d’Histoire-Géographie à Carhaix-Plouguer (Bretagne)
4 Kerroz, 29520 Châteauneuf-du-Faou
nicolaszig@gmail.com

En 1878, le décès d’un jeune auteur dramatique, Chéri-Montigny, à la suite d’une morsure par un chien enragé suscite une vive émotion dans la presse parisienne et nationale. Dans un contexte marqué par une recrudescence de la rage tant dans la capitale qu’en province, les autorités, conseillées par d’éminents vétérinaires, adoptent alors des mesures sévères contre les chiens, en particulier les chiens errants. Toutefois, malgré des résultats encourageants, ces prescriptions sont vite abandonnées et le virus rabique regagne rapidement le terrain perdu.

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Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2017, 17 : 59-69

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Jean-Paul Marat vétérinaire : histoire d’une légende

Hugues PLAIDEUX
Docteur vétérinaire, 220 rue Saint-Martin, Urville-Nacqueville, 50460 La Hague
hugues.plaideux@free.fr

Jean-Paul Marat (1743-1793), authentique docteur en médecine, a été cité à maintes reprises comme ayant également exercé l’art vétérinaire. On se propose ici de donner le bilan d’une recherche sur les origines et la postérité de cette tradition.

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Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2017, 17 : 47-57

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La tuberculose est-elle « une » dans les deux médecines ? La trajectoire du vaccin BCG en France, 1900-1954.

Delphine BERDAH
Maître de conférences en Histoire des Sciences
GHDSO – EA1610, Université Paris Sud/Paris Saclay
delphine.berdah@u-psud.fr

Cet article présente la trajectoire du vaccin BCG utilisable contre la tuberculose humaine et bovine, en France, du début du XX e siècle à la fin des années 1950. Il montre comment l’épistémologie vétérinaire d’un de ses
co-découvreurs, Camille Guérin, s’est avérée déterminante pour la mise au point du vaccin, son utilisation en médecine vétérinaire et dans le processus de double-légitimation qui a été mis en place pour défendre le
vaccin contre ses détracteurs. Il montre également que l’abandon de la vaccination dans la prophylaxie de la tuberculose bovine n’est pas à mettre sur le compte d’arguments d’ordre scientifique mais bien sous l’effet d’autres enjeux propres à l’Institut Pasteur et à sa politique de recherche et de production d’après-guerre.

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Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2017, 17 : 21-45

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