Chevaux, bétail, chiens et chats : (R)évolution de la médecine vétérinaire en Suisse

Stephan HÄSLER

Président de l’Association Suisse pour l’Histoire de la Médecine Vétérinaire

Résumé d’une conférence prévue pour la réunion de la Société française d’histoire de la médecine et des sciences vétérinaires à l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort, le 14 novembre 2015, annulée en raison des attentats du 13 novembre à Paris.

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Ref. : Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2015, 15 : 223-224

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Naissance de l’association européenne des établissements d’enseignement vétérinaire (AEEEV)

Bernard TOMA

Directeur honoraire de l’École nationale vétérinaire d’Alfort
7 avenue du Général-de-Gaulle, 94700 Maisons-Alfort
bernard.toma@vet-alfort.fr

L’Association européenne des établissements d’enseignement vétérinaire (AEEEV) a été créée par une Assemblée constitutive réunie, à l’initiative du directeur de l’École vétérinaire d’Alfort, le 27 mai 1988, à Alfort. Le présent article décrit le contexte de l’époque, l’évènement ayant conduit à l’idée de la création d’une telle association, sa réalisation et les activités des quatre premières années, toutes tournées vers l’échange d’informations et la collaboration entre les Facultés et les Écoles membres de l’AEEEV.

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Ref. : Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2015, 15 : 209-222

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La famille Bouley : un exemple d’évolution de la maréchalerie à la vétérinaire

Charles HONNORAT

Ancien Professeur associé de Médecine générale à Rennes
3, rue des Archers 35590 Saint-Gilles
charles.honnorat@gmail.com

Henri Bouley, « Le Grand Bouley », connut la célébrité au XIX e siècle pour avoir développé la médecine vétérinaire et l’avoir fait reconnaître comme une spécialité médicale à part entière. Son père « Bouley Jeune », son oncle « Bouley Aîné » sont moins connus et l’on ignorait jusqu’à présent l’origine exacte de ces vétérinaires précurseurs. L’étude généalogique de cette famille permet de présenter un exemple de lignée de maréchaux-ferrants qui, peu érudits mais compétents, ont su appréhender les modifications qui devaient être apportées à leur profession, saisir les opportunités de se faire connaître et reconnaître, comprendre l’importance des révolutions scientifiques qui survenaient et notamment la théorie microbienne de Louis Pasteur. Ils ont participé à la création des outils primordiaux de développement de « la Vétérinaire » : le Recueil de médecine vétérinaire et la Société centrale de médecine vétérinaire. Ils ont su traverser les remous politiques qui, pendant un siècle, ont suivi la création des écoles vétérinaires.

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Ref. : Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2015, 15 : 187-207

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Bourgelat, un manuscrit inédit. L’irrésistible ascension d’un écuyer

Bernard CLERC

Professeur honoraire des Écoles nationales vétérinaires
46 rue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 94700 Maisons-Alfort
berclerc@yahoo.fr

Un nouveau manuscrit trouvé récemment, est l’objet de cette publication. Il contient des écrits de Bourgelat, sur l’équitation. Son examen prouve l’authenticité du document. La copie a été effectuée le plus probablement pendant la deuxième partie du XVIII e siècle, entre 1765 et 1779. Le choix des textes qui y sont présentés, exprime l’approche de Bourgelat qui se dissocie de l’enseignement de François Robichon de La Guérinière, maître écuyer célèbre, son contemporain et son aîné. Les textes qu’il contient datent, chronologiquement, pour le premier de 1748 et le dernier de 1760. Le premier texte dans le manuscrit est un grand mémoire qui étudie les allures du cheval sous l’angle de la mécanique équestre. Il fut présenté à l’Académie des Sciences en 1760. Le second texte est un corpus de la définition de 12 termes d’équitation suivis de commentaires. Des textes semblables furent écrits par Bourgelat pour l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert. Pour terminer, ce que nous appelons la troisième partie contient un échange épistolaire avec un maître éminent de l’équitation, Pierre Amable de La Pleignière. Ces textes ne sont pas inconnus parce qu’ils peuvent être trouvés en publications consultables. Ils témoignent en même temps de l’évolution et de l’innovation des écrits de Bourgelat depuis l’édition du Nouveau Newcastle en 1744. Ils montrent comment Claude Bourgelat évolue de l’équitation classique, comme celle de François de La Guérinière, à une connaissance de l’équitation et du cheval, plus scientifique, préparant par là même ses écrits ultérieurs en médecine vétérinaire.

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Ref. : Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2015, 15 : 179-186

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Bourgelat auteur équestre

François VALLAT

Docteur vétérinaire, Docteur en Histoire
10 rue Jean Pigeon, 94220 Charenton-le-Pont
francoisvallat@hotmail.com

Avant la création des écoles vétérinaires, le jeune Claude Bourgelat dirige dès 1740 l’Académie d’équitation de Lyon, tandis que François Robichon de La Guérinière, déjà célèbre pour ses éditions de l’École de Cavallerie, tient à Paris celle des Tuileries. Le traité d’équitation de Bourgelat, le Nouveau Newcastle (1744), n’égalera jamais en renommée celui du prestigieux parisien, ce qui incite l’auteur à s’impliquer davantage dans les matières accessoires professées par les écuyers, l’hippologie et l’hippiatrique. Conformes à la démarche scientifique contemporaine, ses travaux, en particulier sur la locomotion du cheval, lui vaudront une réputation de spécialiste auprès des responsables politiques qui lui proposeront d’initier l’enseignement vétérinaire. Il ressort des débuts de la carrière de Bourgelat qu’il s’est construit à la fois en opposant et en imitateur de La Guérinière, un patronage dont il s’est soustrait en abandonnant le manège pour se dédier à l’hippiatrique.

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Ref. : Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2015, 15 : 155-178

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Une vie d’anatomiste, l’inventaire après décès d’Honoré Fragonard (1732-1799)

Christophe DEGUEURCE

Professeur, conservateur du musée Fragonard
École nationale vétérinaire d’Alfort, 7 av. du général de Gaulle, 94700 Maisons-Alfort
christophe.degueurce@vet-alfort.fr

Honoré Fragonard (1732-1799) est un des rares anatomistes à n’avoir laissé de trace que par la qualité de ses préparations et non par ses écrits. De son vivant renommé dans l’Europe entière pour son art des injections, peu de choses étaient jusqu’ici connues de lui. Cet article transcrit son inventaire après décès, source d’intérêt majeur où figure le détail des collections de l’anatomiste et l’évaluation de celles-ci par une personnalité compétente, Auguste Thillaye. Finalement, cet inventaire correspond bien à l’image que l’on pouvait se faire d’Honoré Fragonard à la lecture du rapport de Michel Augustin Thouret. Homme désintéressé, son intérieur ne montre d’autre luxe que les préparations anatomiques, les livres et une suite d’échantillons de substances thérapeutiques.

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Ref. : Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2015, 15 : 121-153

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Souvenirs d’enfance, de jeunesse et de guerre de René Dardillat, vétérinaire (1893-1980)

René DARDILLAT

Vétérinaire

De larges extraits des mémoires rédigés en 1972 par René Dardillat (1893-1980) permettent de retracer son enfance, ses études à l’École vétérinaire d’Alfort (1911-1917), comment il a pu apprécier la vie étudiante de la capitale et ses vacances en Algérie chez un oncle vétérinaire. Soldat de la Grande Guerre, ses souvenirs constituent à cet égard un document exceptionnel. Quelques passages évoquent enfin son installation dans la Creuse.

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Ref. : Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2015, 15 : 69-119

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Substances animales et humaines dans la pharmacopée traditionnelle en Bretagne et ailleurs fin XIX e siècle – début XX e siècle

Bernard HEUDE

Docteur vétérinaire, Docteur en Histoire
25, avenue de La Mouillière, 45100 Orléans
bernard.heude@orange.fr

À la fin du XIX e siècle, une Bretonne (1859-1957) a collecté et mis par écrit un millier de recettes thérapeutiques. L’étude de ce corpus révèle les modes de pensée des guérisseurs populaire bénévoles, dont les prescriptions témoignent d’un savoir ancestral remontant parfois à l’Antiquité. Outre le recours au produits les plus divers de la nature, la matière médicale traditionnelle fait appel à la magie, aux symboles, aux animaux maléfiques pour soigner le mal par le mal ou à d’autres espèces sur lesquelles se transfère le principe pathogène. Les médications, principalement à usage externe, incorporent volontiers
des substances répugnantes. Le problème se pose de leur efficacité, dans la mesure où la thérapeutique scientifique a confirmé le bien fondé de certaines d’entre elles.

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Ref. : Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2015, 15 : 35-68

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Quand la rage sévissait dans le sud du pays toulousain à la veille de la révolution

Jean-Luc LAFFONT

Maître de conférences en Histoire moderne
Centre de Recherches sur les Sociétés et Environnements Méditerranéens (CRESEM), EA 2984
Université de Perpignan-Via Domitia, Département d’Histoire, Faculté des LSH
52, avenue Paul Alduy, 66860 Perpignan cedex
jean-l.laffont@wanadoo.fr

Un nouvel état des connaissances sur l’épidémie de rage qui a sévi en France dans le courant de la seconde moitié du XVIII e siècle focalisé sur le sud du pays Toulousain (ou Bas-Comminges) à la veille de la Révolution permet, grâce à l’apport de nouveaux matériaux documentaires, de constater que cette zone fut la partie du Midi toulousain la plus précocement touchée, la plus largement et la plus durablement infestée entre 1778 et 1786,
quoique de façon sporadique, par le mal hydrophobique. Ce dernier effraya les populations tout en suscitant des réactions rapides de la part des pouvoirs publics, dont l’efficacité reste cependant impossible à déterminer.

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Ref. : Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2015, 15 : 7-17

 

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A propos de la peste bovine dans l’Oise pendant la guerre de 1870-1871

Olivier BERGER, avec la collaboration de Jean-Pierre BESSE (†)
Historien diplômé de Paris-Sorbonne
28 Résidence La Vallée 91120 Palaiseau
olivierberger@laposte.net

L’épizootie de peste bovine qui a frappé la France avec l’invasion prussienne de 1870 est étudiée dans le département de l’Oise. Un premier tableau dénombre les animaux morts et abattus, ainsi que leurs valeurs respectives par communes. Un second donne les pertes par cantons de 1870 à 1872. L’Oise représente 3 % des pertes nationales. La crise, gérée consciencieusement par l’occupant, passera après l’armistice sous le contrôle de l’administration française. Dans l’ensemble bien contrôlée, la contagion ne s’est prolongée qu’en raison des infractions aux règles de police sanitaire.

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Ref. : Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2015, 15 : 19-34

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