La féminisation de la profession vétérinaire, essai d’histoire prospective

TOURRE-MALEN Catherine,  Maître de conférences en anthropologie (HDR)
Université Paris Est Créteil / UFR SESS-STAPS
Chercheur à l’Institut d’Ethnologie Méditerranéenne et Comparative
catherinetourremalen@gmail.com

Curieusement, l’accès des femmes au métier de vétérinaire a été tardif, au regard d’autres professions libérales (médecin, avocat, architecte, etc.). Le temps des pionnières s’est prolongé jusqu’au début des années quatre-vingt. Mais ensuite, l’introduction de femmes a été rapide et massive au point qu’elle paraît irréversible.
Comme cela a été constaté dans d’autres métiers féminisés, une forte présence de femmes engendre une augmentation des vocations féminines. Concomitamment, on observe une diminution des vocations masculines. Si la féminisation d’une profession s’accompagne généralement d’un changement des représentations, elle bouleverse aussi la manière de l’exercer, notamment pour ce qui a trait à l’organisation, les femmes privilégiant souvent les temps familiaux dès lors qu’elles vivent en couple ou ont des enfants. Il est difficile toutefois de déterminer si ces transformations sont du seul fait des femmes ou si elles découlent de l’évolution de la société.

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Référence : Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2016, 16 : 135-142

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