La morve pendant la Première Guerre Mondiale : plus de peur que de mal

Par Claude MILHAUD*
*Docteur Vétérinaire, Vétérinaire Général Inspecteur (2s), Membre de l’Académie Vétérinaire de France, email clmilhaud@orange.fr

Communication présentée le 16 novembre 2013

Maladie du temps de guerre, la morve menace par son extrême contagiosité l’ensemble du territoire national dès octobre 1914. L’adoption de la malléination par voie intradermique en décembre de la même année permet l’application aux effectifs équins militaires de mesures rigoureuses de prophylaxie, dont l’abattage des animaux réagissant. Ces dispositions limitent rapidement le nombre des foyers et contiennent l’épizootie dans la zone des armées. Leur stricte mise en pratique sur les équidés importés, et sur ceux des armées alliées conforte le statut sanitaire du pays. À l’Armistice, la morve est jugulée, le cheptel équin national a échappé à un désastre sanitaire.

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