Le javart, une affection obsolète

par Christophe Degueurce* et Marion Riffaud**
*Professeur, Conservateur du musée Fragonard, École nationale vétérinaire d’Alfort, Université Paris-Est, Centre de recherche en histoire euro-péenne comparée, Adel. cdegueurce@vet-alfort.fr
**Docteur vétérinaire, Cabinet Vétérinaire, 24, rue du Château d’O, Résidence de la Taille
61260 Le Theil sur Huisne, France

Communication présentée le 17 novembre 2012

Le javart était une affection assez commune des régions du paturon et de la couronne des ongulés, particulièrement répandue chez le cheval jusqu’au début du XXe siècle. Il se caractérisait par une nécrose se manifestant par une masse, symptôme extérieur d’un phlegmon qui s’ulcérait, expulsant un tissu nécrotique nommé « bourbillon ». Les hippiatres et les vétérinaires reconnaissaient généralement quatre formes dont la plus dangereuse était la nécrose d’un fibrocartilage du pied. Elle impliquait une exérèse de ce dernier qui mettait en jeu un manuel opératoire spectaculaire. Cette intervention marqua les débuts de la profession vétérinaire jusqu’à la disparition de la maladie suite à la mécanisation de l’agriculture et des transports. Cette affection est aujourd’hui très rare.

Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2012, 12 : 89-107

 

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