L’épizootie de gale équine pendant la grande guerre : un échec sanitaire et thérapeutique

Claude MILHAUD

Docteur Vétérinaire, Vétérinaire Général Inspecteur (2S)
Membre émérite de l’Académie Vétérinaire de France
18 avenue Jean Jaurès 92140 Clamart
clmilhaud@orange.fr

La gale apparaît officiellement dans les effectifs équins de l’armée française en décembre 1914, à l’issue de la guerre de mouvement. Son évolution, favorisée par les conditions opérationnelles et les difficultés de mise en oeuvre d’un traitement efficace, devient rapidement épizootique. Pour des raisons matérielles, les nouvelles et efficaces thérapeutiques expérimentées à partir de 1917 – bains antiparasitaires, et séjour en atmosphère soufrée ou sulfuration – ne sont généralisées qu’en 1919. Entre 1914 et 1918, la gale immobilise temporairement 460 000 chevaux et mulets dont près de 50 000 sont abattus. Le commandement insuffisamment concerné, l’organisation inadéquate des soins vétérinaires et des circonstances particulièrement sévères ont contribué à ce cuisant échec.

Bull-soc-fr-hist-med-sci-vet-2014-09

Ref. : Bull.soc.fr.hist.méd.sci.vét., 2014, 14 : 169-182

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